800 ans de vie dominicaine – Messe du Jubilé à Toulouse (Pentecôte 2015)

IMG_0422 (1)Au printemps 1215, Dominique de Caleruega installe la petite communauté d’hommes qui s’est formée autour de lui à Toulouse.Depuis plus de dix ans, ce chanoine castillan sillonne le Languedoc, d’abord accompagné de son évêque puis seul. Il accepte les interpellations des hérétiques que l’on appelle aujourd’hui « cathares » ; il oppose des arguments à leurs raisons et manifeste son désir de prêcher l’Évangile de Jésus-Christ de manière pacifique. En 1206-1207, des femmes ont entendu son appel et se sont groupées à Prouilhe, au pied de la colline de Fanjeaux, entre Carcassonne et Castelnaudary, pour mener une vie de type monastique. Malgré la croisade des Albigeois et la guerre civile qui s’ensuit, Dominique poursuit sa route, jetant les bases d’une nouvelle famille religieuse.

Huit siècles plus tard, la famille dominicaine fait mémoire de la fondation de l’Ordre des Prêcheurs. C’est que la mission inaugurée dans le Midi de la France par Dominique et les siens a rayonné depuis dans le monde entier. Les figures marquantes comme Thomas d’Aquin, Fra Angelico et Catherine de Sienne, ou encore plus proches de nous : Barthélemy de Las CasasMarie-Joseph Lagrange et Jean-Joseph Lataste  ; mais aussi les milliers de frères et sœurs qui poursuivent humblement la mission de Dominique. (d’après : http://historia.op.org)

Plus d’un millier de frères, sœurs, laïcs dominicains et fidèles étaient ainsi réunis pour le week-end de la Pentecôte à Toulouse et à Prouilhe. En voici quelques photos.

Retrouvez tout le programme des 800 ans sur le site officiel du huitième centenaire : http://historia.op.org

Photos : Tabella et Dominicains de Toulouse

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Prier 15 jours avec Pier Giorgio Frassati, par le frère Charles Desjobert

Le frère Charles Desjobert, frère étudiant au couvent de Lille, vient de publier Prier 15 jours avec Pier Giorgio Frassati*. Il nous présente son livre et la personne de Pier Giorgio.

Qui est Pier Giorgio Frassati ?

Pier Giorgio est un jeune étudiant, mort d’une maladie en 1925 à l’âge de 24 ans et béatifié par Jean-Paul II le 20 mai 1990, il y a tout juste 25 ans. C’est une figure qui a beaucoup marqué les jeunes de son temps et qui est encore très actuelle. Il est issu d’une famille de grand renom, son père est le fondateur de la Stampa, le grand journal italien. Au lieu de suivre une carrière toute tracée et de reprendre le journal familial, il va s’investir auprès des plus pauvres, donner sa vie pour l’Evangile dans la charité quotidienne, discrète, humble. Sa famille proche ne voit pas ce qu’il vit ni ce qu’il fait. Ce n’est qu’après sa mort, qui survient subitement, qu’on découvrira l’étendue de sa charité. Pour ses parents il passe à côté de ses études ce qui les inquiète. Pier Giorgio est aussi marquant pour son engagement contre le fascisme, le groupe d’amis qu’il va fonder (les types louches) et par son amour de la montagne : c’est un grand alpiniste.

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Pier Giorgio Frassati alpiniste

Quel est son rapport avec les dominicains ?

Il s’investit dans beaucoup de mouvements, mais il va faire un engagement plus fort encore, en devenant laïc dominicain. Le 28 mai 1922, dans l’église du couvent des dominicains de Turin, il s’engage et prend le nom de frère Jérôme.

Peux-tu nous dire qui sont les laïcs dominicains ?

Les laïcs dominicains sont l’une des trois banches qui composent l’ordre dominicain. Au côte des frères et des sœurs moniales, il y a des laïcs qui peuvent être mariés, engagés dans la société et qui veulent annoncer l’Evangile par toute leur vie à la manière de saint Dominique dans un engagement autre que celui d’une vie religieuse à proprement parler. Ainsi, Pier Giorgio a vécu le charisme dominicain dans son attachement à la Parole et dans le service des plus pauvres, en allant vers ceux qui sont mis de côté, dans son amour du monde tel qu’il est à cette époque, sans se voiler la face. On pourrait enfin ajouter sa dévotion mariale et la prière régulière du rosaire.

Comment as-tu fait la connaissance de Pier Giorgio Frassati ?

J’en avais entendu parler quand j’étais louveteaux puisque mon groupe s’appelait Pier Giorgio Frassati. Mais c’est surtout comme étudiant que je l’ai découvert, nous l’avions choisi, dans la colloc’ chrétienne où j’étais, comme saint patron avec Claire de Castelbajac, et ces deux figures m’ont marqué. C’est comme cela que j’ai approfondi l’histoire de Pier Giorgio. En rentrant chez les dominicains, je me suis aperçu qu’il était en plus laïc dominicain, ce que je ne savais pas alors.

I-Grande-153281-prier-15-jours-avec-pier-giorgio-frassati.netC’est le premier livre que tu écris. Qu’est-ce que tu retiens de cette expérience ?

C’était un peu laborieux au début, mais très riche de se confronter à la vie de quelqu’un et pour la première fois de prendre vraiment le temps de parcourir les nombreux livres écrit à son sujet et puis de prier avec lui. Puisque c’est un livre spirituel, la portée était autre que simplement biographique. Il y avait un cheminement. Si je veux proposer à des personnes de méditer avec Pier Giorgio Frassati, il faut moi-même l’avoir fait. Une certaine exigence, parce qu’on ne se sent jamais vraiment à la hauteur : ne suis-je pas à côté de ce qu’il a voulu dire, ce qu’il a vécu ? J’espère avoir été le plus fidèle possible à ce qu’il a vécu lui. Même si bien sûr il y a un peu de moi qui transparaît dans ce livre.

Une phrase que tu retiens de Pier Giorgio Frassati ?

Une phrase qui m’a beaucoup marqué, c’est quand il visite les plus pauvres, il dit : « autour des malades, autour des malheureux, je vois une lumière particulière, une lumière que nous n’avons pas nous ». C’est quelque chose qu’il perçoit que cette lumière des pauvres qui peut nous enrichir.

 * Prier 15 jours avec Pier Giorgio Frassati, Nouvelle Cité, mai 2015

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« Veille sur ta paix intérieure et des multitudes se sauveront à tes côtés » – les frères en ermitage

« Veille sur ta paix intérieure et des multitudes se sauveront à tes côtés » : on pouvait lire cette phrase de saint Séraphin de Sarov sur la porte d’un des ermitages occupé par les frères étudiants du couvent de Lille.

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Les ermitages dans la montagne

Pour une retraite en solitude et en silence, les frères étudiants ont rejoint une vallée reculée des Hautes-Alpes. Sans électricité, dans un ermitage, des petites choses prennent de l’importance. Les heures de sommeil se décalent pour se caler sur celles du coucher et du lever du soleil, on coupe son bois pour alimenter le poêle à bois qui chauffera la nuit et la température de la douche du soir dépendra de ce que le soleil a donné sur la douche solaire dans la journée… La différence avec une expérience de scoutisme, vécue par ailleurs par certains frères, est la solitude : temps réservé à la prière, à des lectures spirituelles et à la randonnée en montagne !

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Intérieur d’un ermitage

La région offre de beaux chemins de randonnée pour grimper sur les cimes !

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Comme l’a introduit notre père-maître au début de la retraite, ce dépouillement est l’occasion de retrouver un rapport à soi et au monde qui est de recevoir plus que de saisir. C’est le rapport fondamental à la Vérité dans la foi chrétienne : la vérité ne se saisit pas, on se laisse saisir par elle. Vérité (Veritas en latin) est d’ailleurs la devise de l’ordre dominicain.

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Frère Charles Ruetsch du couvent de l’Annonciation à Paris.

La retraite était accompagnée par le frère Charles Ruetsch du couvent de l’Annonciation à Paris. Son intervention quotidienne était le moment de parole de la journée. Il avait choisi pour axe le thème de la protection de l’environnement et du respect de la Création, dans une perspective théologique, alors qu’une encyclique du pape François s’annonce sur ce sujet dans les semaines qui viennent.

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3 questions au frère Marie-Augustin, qui sera ordonné prêtre le 27 juin prochain

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Le frère Marie-Augustin lors de son ordination comme diacre

Le frère Marie-Augustin, actuellement en stage diaconale au couvent de Helsinki (Finlande) en Finlande, sera ordonné prêtre le samedi 27 juin prochain.

Que faisais-tu avant de devenir dominicain ? Comment est-tu venu à l’ordre dominicain ?

Après des études d’ingénieur à Paris, j’ai travaillé au Japon pendant un an dans l’ingénierie informatique, puis deux ans en France dans un cabinet d’audit financier, avant d’entrer au noviciat à Strasbourg en 2008. Je cheminais depuis de nombreuses années avec le Service des Vocations du diocèse de Paris, sans que je ne me décide à franchir le pas : je me sentais appelé à être prêtre depuis longtemps mais ne me voyais pas prêtre diocésain. Je discernais aussi un appel à la vie fraternelle, mais qui n’était pas la vie monastique, car je voulais aussi une vie apostolique, et j’ai pour cela fréquenté un certain temps une congrégation de missionnaires. Je pataugeais un peu. C’est un ami qui m’a fait lire un ouvrage sur les dominicains. Ce fut un choc et une révélation : une vie apostolique et contemplative, faite d’étude personnelle et de vie fraternelle ; j’avais l’impression de résoudre ma quadrature du cercle ! Cette lecture en a appelé d’autres sur St Dominique et sur l’Ordre, puis très rapidement une rencontre avec les frères du couvent de l’Annonciation à Paris. Quatre mois après, j’entrais au noviciat. Bref, c’est plutôt l’ordre qui est venu à moi, après que je l’ai longtemps cherché !

Tu seras ordonné prêtre fin juin. Tous les dominicains sont-ils prêtres ? Comment comprends-tu le fait d’être à la fois religieux et prêtre ?

Non, tous les frères ne sont pas prêtres, et c’est heureux : nous sommes frères avant d’êtres prêtres. Ce qui nous enracine dans l’Ordre, ce sont nos vœux, comme les sœurs ou les laïcs dominicains. Cependant, être prêtre me paraît assez naturel dans l’Ordre : notre mission, telle que Dominique l’a voulue et telle que l’Église l’a approuvée, est de prêcher l’Évangile du Salut, de témoigner de la miséricorde en essayant de la vivre ensemble ; il est alors naturel de pouvoir, dans les sacrements, poser les actes efficaces du Salut que nous annonçons, et donc d’être prêtre. Mais la vie dominicaine ne se réduit heureusement pas à cette dimension : il nous faut prêcher par la parole et par l’exemple, et notre première prédication est notre vie commune.

Justement, pour toi, la vie dominicaine qu’est-ce que c’est ?

C’est d’abord une tension, entre d’une part la vie régulière au couvent faite de temps fraternels (office, repas, chapitre) et personnels (étude et prière), et d’autre part les appels auxquels nous répondons pour aller prêcher à l’extérieur. Cela m’a frappé lorsque j’ai découvert l’Ordre, et je me rappelle avoir pensé que ce serait difficile de trouver l’équilibre. Les années passant, je ne cesse de mesurer combien c’est vrai.
Un autre aspect marquant de la vie dominicaine est notre gouvernement, avec cette note « démocratique » : le chapitre est un lieu de décision et un exercice de charité. On fait vœu d’obéissance à Dieu et aux supérieurs, mais aussi d’une certaine façon à ses frères, lorsqu’il faut trouver les moyens d’arriver à « l’unanimité des cœurs » chère à nos constitutions.
Il y enfin la joie qui me paraît importante. Cela fait un peu puéril, mais je crois qu’elle est un bon moyen de vérifier si la Bonne Nouvelle dont nous vivons et que nous annonçons est vraiment bonne. Cela bien sûr n’empêche pas la vie commune d’être parfois pesante, et exigeante…

marie-augustin ja gabriel osasuurennus

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« Des hommes de parole » – le 11 mai à 20h40 sur KTO – Documentaire sur les Dominicains de Lille

A ne pas manquer, le lundi 11 mai à 20h40 sur KTO : un beau documentaire sur le couvent des dominicains de Lille et la formation des frères dominicains.

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« Des hommes de parole » : documentaire sur les Dominicains de Lille (2015, 52 min.)

« Les crises économiques et sociales que nous traversons, ont une origine plus profonde, plus structurelle, celle de la crise de la parole. » Cette phrase, écrite par un frère Dominicain fut le point de départ du film, elle donna l’impulsion première à la réalisatrice Hélène Ricome, qui en immersion, filma la communauté́ des frères dominicains du couvent école de Lille afin de comprendre et de ressentir le lien que ces hommes construisent au quotidien avec cette Parole millénaire… Aujourd’hui. Une coproduction KTO / EPIKEPOC PRODUCTION, 2015. Réalisé par Hélène Ricome.

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3 questions au frère Jean-Jacques Pérennès : « un grand bonheur à faire rencontrer les gens et l’Evangile »

Jean Jacques Perennes

Le frère Jean-Jacques Pérennès, du couvent de saint Thomas d’Aquin à Lille, a été directeur de l’IDEO (Institut Dominicain d’Etudes Orientales) au Caire.

Comment es-tu devenu dominicain ?

Je ne sais pas s’il faut dire par hasard ou par la providence, probablement la providence ! Mais je suis né dans une famille très catholique, bretonne, je suis entré dans l’ordre jeune, au tout début de mes études universitaires, j’avais 18 ans. J’ai rencontré l’ordre par des lectures et j’y ai trouvé un regard positif sur le monde, ce que je ne trouvais pas dans le milieu chrétien d’où je venais, qui était un peu frileux. C’était l’époque du concile Vatican II qui remettait en cause pas mal de choses dans la vie de l’Eglise. Il y a un mot de Lacordaire [1] qui résume bien ce qui m’animait à l’époque : « Dieu m’a fait la grâce d’entendre ce monde que j’ai beaucoup aimé ». Aimer le monde, aimer les gens c’est une belle attitude de départ ! Je suis rentré dans l’ordre sur un coup de cœur, je n’avais jamais rencontré un dominicain avant. Quand je suis allé au noviciat me présenter, très vite j’ai eu le sentiment que c’était là que je devais aller. Evidemment il y a eu des années difficiles ensuite, mais j’étais embarqué, alors je suis resté.

Quelles sont les figures de frères qui t’ont marqué ?

Une m’a énormément marqué, c’est Pierre Claverie [2]. Ma première assignation était en Algérie où je suis resté 10 ans. Pierre était membre de la communauté à l’époque, moi-même c’était ma première assignation et je sortais d’années d’études qui avaient été difficiles à cause de toutes les remises en cause dans l’ordre et dans l’Eglise dans les années 70. J’ai trouvé dans ce frère une figure de stabilité qui m’a beaucoup aidé. Puis il est de venu évêque, il m’a ordonné prêtre et puis il a été assassiné. J’ai été amené à écrire sa biographie [3], et cela a eu sur moi un effet de guérison et d’ouverture. J’ai écrit un livre qui a été très bien reçu, traduit en plusieurs langues, j’ai fait des quantités de conférences autour de sa figure. Aujourd’hui encore la pièce du frère Adrien Candiard, Pierre et Mohammed, a un succès fou. Cela montre qu’il y a là une figure très parlante.

D’autres figures bien sûr m’ont marqué. Mon intuition de départ en entrant dans l’ordre, c’était les questions de développement. Je faisais des études de sciences-éco et il y avait le père Louis-Joseph Lebret, fondateur d’Economie et Humanisme, qui avait un regard sur l’Afrique et le reste du monde. Breton, comme lui, j’ai toujours été attiré par les grands horizons, les marins…

Pour toi qu’est-ce que la vie dominicaine ?

Cela ne m’intéresse pas de répondre à cette question par l’abstrait. Ce qui m’intéresse ce sont des frères ou des sœurs, qui vivent jusqu’au bout une passion pour le monde et pour l’Evangile. En essayant de se faire rencontrer les deux, aimer les gens, y compris les gens cassés, les gens qui sont dehors, surtout les gens qui sont dehors d’ailleurs, et aimer l’Evangile. Il y a un grand bonheur à les amener à se rencontrer : les gens et l’Evangile.

La réponse par l’abstrait ne m’intéresse pas. On connaît les ingrédients classiques de la vie dominicaine : étude, vie fraternelle etc. mais ensuite on la met en œuvre de façon plus ou moins vraie. J’ai eu la chance de vivre dans des communautés de taille très variée : à Alger nous étions 4, à Sainte-Sabine (Rome) j’ai été 6 ans assistant du maître de l’ordre, nous étions 25, j’ai été dans d’autres communautés plus nombreuses, et j’ai vu qu’il n’y a pas de moule unique. Il y a des frères et des sœurs qui le vivent en vérité ou pas. On peut être assez flexible dans les formes. Dans la communauté d’Alger nous avions une vie assez peu conventuelle, nous avions tous une activité professionnelle pour être en contact avec les musulmans, mais je pense que nous étions vraiment des frères prêcheurs.


[1] Le frère Henri-Dominique Lacordaire (1802-1861) refonda l’ordre dominicain en France après la révolution française.

[2] Le frère Pierre Claverie, évêque d’Oran a été assassiné en 1996

[3] Pierre Claverie : Un Algérien par alliance, Cerf, 2000

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La semaine sainte au couvent des dominicains de Lille

La semaine sainte est un peu le concentré en quelques jours de toute la foi des chrétiens. De la foi des chrétiens et aussi de tant de réalités humaines ! De la descente dans la souffrance et l’horreur (jeudi saint et vendredi saint), jusqu’à la mort du Christ, en passant par le samedi saint jusqu’au dimanche de la résurrection.

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Office de la Passion au couvent de Lille

L’hôtellerie du couvent de Lille était pleine de ceux qui voulaient vivre ces jours avec la communauté : hôtes de passage, amis, étudiants ou jeunes hommes en discernement pour rejoindre l’ordre dominicain.

Jeudi saint, après la messe de la Cène, où le prieur du couvent a lavé les pieds de tous les frères de la communauté, les frères se sont ensuite relayés toute la nuit pour l’adoration au reposoir, avec les étudiants du foyer saint Dominique.

Vient ensuite le silence et le jeûne du vendredi avec l’office des ténèbres, l’office de la Passion et l’adoration de la croix. La douleur culmine dans le livre des lamentations de Jérémie. Samedi saint est un jour bien particulier, où l’Eglise est comme figée dans l’attente de la résurrection. Pas de messe, pas de sacrements ce jour-là.

Ce n’est que la nuit, autour du feu pascal quand débute la Vigile que l’espérance porte ses premiers fruits.

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Petit-déjeuner au matin de Pâques : joie et fraternité

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L’église du couvent de Lille au matin de Pâques

Au matin de Pâques, un grand soleil inondait le couvent de Lille. Dans une église archi-comble, le frère Thierry dans son homélie a dit sa joie de croire en la résurrection du Christ : « le renversement des apparences, la vérité retrouvée, vivante. ».

Les enfants ont pu ensuite se lancer dans la chasse aux œufs de Pâques dans le parc du couvent.

Les frères âgés, pour certains habituellement résidant en maison spécialisée, ont partagé la messe et le repas avec la communauté ainsi réunie au grand complet.

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