Vous avez aimé le livre ? Vous allez aimer le pays ! – Session d’été de l’école biblique et archéologique française de Jérusalem – Couvent dominicain saint Etienne de Jérusalem

Frère Pierre-Louis a participé à la session d’été de l’école biblique et archéologique française de Jérusalem (EBAF) avec les frères dominicains du couvent saint Etienne de Jérusalem.

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Couvent dominicain saint Etienne de Jérusalem

« J’avais tant aimé le livre et maintenant je contemplais le pays ! Aucun doute ne subsista dans mon esprit sur l’opportunité de pratiquer les études bibliques en Palestine » écrit le père Marie-Joseph Lagrange à la fin du XIXe siècle dans son journal spirituel. Il vient de se voir confier par ses supérieurs la tâche de fonder une école biblique à Jérusalem pour l’étude la Bible, sur la terre même où se sont déroulés la plupart des évènements de ce livre. Les fruits de cette école sont nombreux : la Bible de Jérusalem pour le plus connu, participation aux découvertes de Qumran, mais aussi les étudiants formés et l’intégration dans l’Eglise des méthodes scientifiques (1) d’études des textes bibliques. « L’oeuvre d’un pionnier comme le Père Lagrange aura été de savoir opérer les discernements nécessaires sur la base de critères sûrs », écrit saint Jean-Paul II. (2)

Plus de 100 ans après, l’école biblique continue sa mission d’étude et d’enseignement, et comme elle le fait régulièrement, propose l’été à de jeunes frères dominicains un voyage d’étude en Israël et Palestine.

Frères dominicains dans les rues de Jérusalem

Dans les rues de Jérusalem

Nous étions 7 frères à parcourir ainsi le pays en lien avec le Nouveau et l’Ancien testament. Conditions idéales donc : vie de prière, vie fraternelle et commune tout en découvrant la terre du Christ, du désert du Néguev au plateau de Golan, en passant par le Galilée, Nazareth, mais aussi la côte méditerranéenne (Césarée Maritime, saint Jean d’Acre).

St Jean d'Acre

Les frères sur les murs de saint Jean d’Acre


Avdat

La cité nabatéenne d’Avdat dans le désert du Néguev

Mais l’histoire du pays déborde le seul cadre biblique, que ce soit par les restes de civilisations anciennes (Nabatéenne notamment dans le sud) ou par l’actualité géopolitique complexe, qui supporte mal les jugements trop rapides.

Il ressort d’un tel voyage une évidence : le christianisme n’est pas une religion du livre. Le texte rapporte des évènements écrits par des auteurs inspirés. L’histoire du Salut se déploie dans une terre, chez des gens, et finalement aussi dans notre propre personne. Il est bon de se rappeler que la seule interprétation que l’Eglise s’interdit est l’interprétation littérale des écritures (3). Le texte a toujours vocation à mener à autre chose que lui-même, pour devenir Parole de Dieu et « conversation » avec Dieu (4) en la personne du Christ.

Parmi les belles rencontres au cours de ce parcours j’en retiens trois. La première : la rencontre avec un séminariste palestinien du patriarcat latin de Jérusalem. L’occasion de mieux découvrir les chrétiens locaux en Israël et dans les territoires palestiniens. Réalité difficile d’une petite minorité tentée par l’émigration avec une pratique religieuse parfois faible. Une autre rencontre avec des Français, plus inattendue, l’aumônerie catholique des élèves-officiers de la mission Jeanne d’Arc, en escale à Haïfa pour deux jours avec qui nous avons été au bord du lac de Tibériade. Il est toujours enrichissant de rencontrer d’autres étudiants, qui se préparent à un autre exercice que le nôtre, dans un pays étranger, ce qui ressert les liens patriotiques ! Enfin un couple d’américain qui débarque au saint Sépulcre, ne sachant pas trop où ils sont arrivés (il y a de quoi être déconcerté la première fois) et qui, me voyant en habit dominicain, me demande de leur faire visiter le lieu, ceci à quelques heures de mon avion de retour.


1 : Au XIXe siècles l’étude scientifique des textes bibliques (méthodes historico-critiuqe notamment) remet en cause certaines opinions. La force du père Lagrange aura été de tenir le texte comme Parole de Dieu sans s’interdire de recourir à des méthodes scientifiques honnêtes. Il fut ainsi fidèle à une conception cohérente de la Vérité qu’il doit à saint Thomas d’Aquin et à sa formation dominicaine : puisque que la vérité est une, il n’y a rien à craindre à chercher le vrai quelle que soit la méthode, par la foi ou par la science.

2 : Discours aux participants de la session plénière de l’Académie pontificale des sciences, Jean-Paul II, 1992.

3 : L’interprétation de la Bible dans l’Eglise, Commission Biblique Pontificale, 1994

4 : Dei Verbum, n°21

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La foi autour du feu de camp : le frère Olivier, aumônier scout


Le frère Olivier Catel, qui fera profession solennelle fin août à Lille, est aumônier scout du groupe 5ème Lille Lyautey (Scouts et Guides de France). Il participe cet été au rassemblement
You’re Up à Strasbourg avec les pionniers et caravelles. Il nous livre ici quelques impressions sur son expérience d’aumônier scout.

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Après deux années au service des prisonniers étrangers, je suis devenu aumônier scout. Comme dirait un ami, « autre salle, autre ambiance ». Cette nouvelle mission était cependant pour moi très dépaysante, n’ayant jamais été scout moi-même !

Plus de 90 jeunes de 6 à 20 ans, une quinzaine de chefs, les cadres du groupe, les parents… autant de visages à découvrir, d’histoires à écouter, de confidences et d’interrogation à recueillir. En effet, j’ai très vite compris qu’être aumônier scout, cela ne consistait pas à être avant tout « chef de la prière » mais bien plutôt à être une présence discrète, un veilleur. Un groupe scout est une savante alchimie où chacun joue un rôle essentiel, de manière autonome et responsable, l’aumônier restant en retrait, à sa place, pour, si le besoin s’en ressent, poser un geste, une parole, donner un conseil ou accompagner dans les joies et les difficultés.

8CB9CECA-B6F2-4237-8F3E-3DCBF23CA1A3Je considère ainsi que ma charge d’aumônier est un service d’accompagnement avant d’être un service d’animation spirituelle. J’ai eu la chance d’accompagner de jeunes chefs qui se préparaient à faire leur engagement : des rencontres en tête-à-tête, lors de deux ou trois soirées, pour donner à cet engagement le sens large et plénier qu’il doit avoir, c’est-à-dire un engagement tout entier, comme homme, femme, citoyen et chrétien. Accompagnement des parents aussi qui, discrètement, demandent un conseil spirituel, qui cherchent à approfondir leur foi, qui recommencent à fréquenter la messe dominicale. J’ai ainsi pu avoir des échanges de mails avec une mère de scout sur les fins dernières… Il y a aussi l’émerveillement devant de jeunes enfants qui découvrent la foi, cherchent un sens à leur vie dans cette expérience humaine et spirituelle totale qu’est le scoutisme. « Jésus, un type sympa… L’Eglise une vieille dame un peu rétro ?… Pourquoi tu donnes ta vie ? »

Alors, subrepticement, je comprends que, aux aussi, ils m’accompagnent dans mon discernement et donnent sens à ma vie de religieux consacré. Ils ne le savent peut-être pas mais, dans la fraternité qu’ils m’offrent, semaine après semaine, ils me font grandir avec eux. Sur les camps, quelquefois un peu précaires, je découvre la foi toute simple d’un petit peuple qui ne compte que sur le Christ et la Providence pour avancer sur la route.

fr Olivier Catel, o.p.

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Faire-part des professions solennelles, le samedi 29 août à Lille

3 frères feront profession solennelle dans l’Ordre des Prêcheurs pour la Province de France le samedi 29 août à Lille.

Faîtes connaissance avec eux ici

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Ordination des frères Marie-Augustin Laurent-Huyghues-Beaufond et Zeyad Jirjees le 27 juin 2015 au couvent de l’Annonciation à Paris

Le samedi 27 juin 2015, veille de la saint Irénée (saint patron de la Province de France) et avant-veille de la saint Pierre et saint Paul, les frères Marie-Augustin Laurent-Huyghues-Beaufond et Zeyad Jirjees ont été ordonnés prêtre et diacre par Monseigneur Pierre Raffin, op, évêque émérite de Metz. La messe d’ordination a été célébrée en l’église du couvent de l’Annonciation à Paris. De nombreux frères étaient présents, la famille des ordinands et des chrétiens d’Irak venus entourer le frère Zeyad.

Voici quelques photos, dans l’action de grâce pour le nouveau prêtre et le nouveau diacre que Dieu donne à l’Eglise !

(Photos : frère Lionel Gentric, couvent de saint Pierre Martyr à Strasbourg)

Album photo complet

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3 frères dominicains feront profession solennelle le 29 août à Lille

Les frères Olivier Catel, Charles Desjobert et Pierre-André Mauduit ont été admis à faire profession solennelle dans l’ordre dominicain pour la Province de France.

La profession solennelle est l’engagement définitif dans la vie religieuse. Elle correspond donc aux trois voeux prononcés par les religieux : pauvreté, chasteté et obéissance. Elle se fait selon la formule ci-dessous dans l’Ordre dominicain. La particularité dominicaine est de ne prononcer que le voeu d’obéissance, comme étant le voeu qui ordonne et inclus les autres, puisque l’obéissance implique directement la volonté.

Moi, frère N.N., je fais profession et promets obéissance à Dieu, à la bienheureuse Vierge Marie, au bienheureux Dominique, et à vous, frère N.N., Prieur provincial de la province de France qui représentez le frère N.N., Maître de l’Ordre des Frères Prêcheurs, et ses successeurs, selon la Règle de saint Augustin et les Institutions des Frères Prêcheurs ; aussi je serai obéissant à vous et à vos successeurs jusqu’à la mort

En attendant de les entourer par notre présence et par la prière le 29 août prochain au couvent de Lille, voici en quelques lignes la présentation de chacun.


16708663250_33ace1f8e6_kFrère Olivier Catel

Le frère Olivier est originaire de Dole dans le Jura. C’est par l’apprentissage de l’hébreu qu’il redécouvre sa foi chrétienne. Comme il aime le rappeler : « J’ai redécouvert ma foi chrétienne grâce au judaïsme ». Il est alors professeur agrégé de lettres modernes, exerçant son métier dans la banlieue lyonnaise.
Il rentre au séminaire diocésain de Lyon pour devenir prêtre. Au cours de sa formation de séminariste il discerne un appel à la vie religieuse et décide de rejoindre l’ordre dominicain.

Un lieu dominicain que tu aimes, une figure dominicaine qui t’a marqué : l’Ecole Biblique et Archéologique Française de Jérusalem est un lieu que j’aime beaucoup. Elle a pour mission et vocation, depuis la fin du XIXe s., l’étude de la Bible sur la terre et au milieu des peuples qui lui ont donné naissance. Dans un quartier arabe, à 5 minutes des quartiers juifs ultra-orthodoxes et de la nouvelle ville, le couvent est pris dans cette ambiance bigarrée et indescriptible. A deux pas de la Vieille Ville, ce lieu est un havre de paix qui vit au rythme de l’étude et de la prière.

L’Ecole est dominée par la figure du père Marie-Joseph Lagrange, homme de foi, qui, dans l’obéissance et l’excellence intellectuelle, a promu une nouvelle approche de la lecture de la Bible malgré les oppositions et les peurs.


1044901_215957941890549_474976123_n (1)Frère Charles Desjobert

Le frère Charles a grandi à Paris et à Bourges, sa région d’origine. Il suit des études d’architecture à Strasbourg et découvre l’ordre dominicain avec l’aumônerie étudiante du Domino. Aujourd’hui le frère Charles se passionne pour l’architecture sacrée et il vient de publier un livre sur le laïc dominicain Pier Giorgio Frassati, que saint Jean-Paul II avait présenté comme modèle pour la jeunesse.

Un lieu dominicain que tu aimes : j’aime particulièrement la Chapelle de Vence, réalisée par Matisse : pour la beauté, la paix et la lumière qui rayonnent de ce lieu de prière. Il évoque avec force la vie dominicaine, avec sa représentation de St Dominique par Matisse et de Notre Dame du rosaire. Davantage, il offre à contempler la mort et la résurrection du Christ grâce à un chemin de croix poignant et aux couleurs puissantes de l’arbre de vie.

Une figure dominicaine qui t’a marqué : Outre Pier Giorgio Frassati, je suis interpellé par la figure du père Marie-Alain Couturier et son combat pour que l’Eglise reste en dialogue avec le monde contemporain. J’y vois l’appel de Dominique à saisir ce qui dans le monde est capable de porter à nouveau l’Evangile, même lorsque les intuitions viennent de personnes étrangères à la foi chrétienne : prendre ce qu’il y a de bon, laisser ce qui est amer.


Version 2Frère Pierre-André Mauduit

Le frère Pierre André a grandi en banlieue parisienne d’abord à Maison-Alfort (94) puis à Clamart (92). Après des études de communication en France et à l’étranger ; c’est dans une église Baptiste qu’il redécouvre la foi. Accompagné par le pasteur de cette communauté, il redécouvre ses racines catholiques à la lecture de John Henry Newman et de sa Lettre au duc de Norfolk. Se sentant appelé à la prêtrise, il entre au séminaire d’Issy les Moulineaux pour le diocèse de Nanterre. C’est finalement le désir d’une vie commune et la liberté d’initiative apostolique qui le poussent à entrer chez les dominicains.

Un lieu dominicain que tu aimes : la ville et plus particulièrement ses carrefours et ses pubs car c’est là qu’on rencontre des gens de toutes sortes et de toutes origines.

Une figure dominicaine qui t’a marqué : Catherine de Sienne, une « bonne femme » qui a du caractère, alors que l’Europe est ravagée par la peste noire et l’Eglise divisée par le grand schisme d’Occident, elle va traverser l’Italie et la France pour rappeler l’Eglise à l’ordre et le pape à ses devoirs. Grande mystique, elle est docteur de l’Eglise.

Publié dans Professions, Vie dominicaine

La liturgie au couvent dominicain

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La vie liturgique occupe une place importante dans la vie d’un frère dominicain. « Soyez assidus aux prières, aux heures et aux temps fixés. Puisque l’oratoire est par définition un lieu de prière, qu’on n’y fasse pas autre chose » précise la règle de saint Augustin.

Avec toute l’Eglise, les frères dominicains prient la Liturgie des heures et célèbrent l’Eucharistie quotidienne.

La Liturgie des heures désigne la prière quotidienne de l’Eglise, répartie en plusieurs offices dans la journée. Les offices sont les suivants :

  • les Laudes le matin (prière de louange qui ouvre la journée)
  • l’Office du milieu de jour, qui se prie entre 9h et 15h
  • les Vêpres (prière du soir)
  • les Complies avant le coucher
  • l’Office des lectures, méditation de l’Ecriture et des textes des Pères de l’Eglise ou de la tradition. Il correspond à l’office monastique des Matines ou Vigiles (office de nuit), mais à la différence de l’office des Matines, il se prie à n’importe quel moment de la journée.

Enfin, la vie liturgique d’un couvent dominicain culmine avec l’Eucharistie conventuelle qui réunit les frères autour de la table eucharistique.

Le répertoire d’hymnes et de chants majoritairement utilisé dans les couvents dominicains est celui de la Liturgie chorale du Peuple de Dieu, composé par le frère dominicain André Gouzes. Il associe modernité du langage et tradition harmonique (chant grégorien, byzantin, polyphonie ancienne).

Les frères ne prient que certains offices en commun. Généralement les offices des Laudes et des Vêpres sont priés en commun, avec des variantes suivant les couvents pour les autres offices.

4572-copie-copie1Ceci correspond au type de vie que Saint Dominique voulait pour l’ordre, avec une vie régulière qui laisse suffisamment de place pour la vie apostolique et l’étude : « que le supérieur ait en son couvent pourvoir de dispenser les frères chaque fois qu’il l’estimera convenable, principalement en ce qui paraîtrait faire obstacle à l’étude, à la prédication, ou au bien des âmes » précise le prologue des Constitutions de 1220 (1). Humbert de Romans, le quatrième successeur de Dominique à la tête de l’ordre, ajoute même que saint Dominique était prêt à aller gratter toutes les règles dans les couvents où on enseignait que la règle obligeait sous peine de péché, sans dispense possible.

Une autre caractéristique de la liturgie dominicaine est, selon les mots de nos constitutions, que « nos célébrations présenteront simplicité et sobriété » (LCO 65) (2). Là encore il s’agit de préserver du temps pour la vie apostolique sans bâcler une liturgie qui ne serait alors plus nourrissante. C’est la fondation des ordres mendiants (dominicains et franciscains) qui a popularisé le bréviaire, dont le nom même indique le choix d’une liturgie brève.

L’équilibre est à trouver entre la vie apostolique, annonce de l’Evangile pour le bien des âmes, et la vie commune dans une liturgie de qualité célébrée en commun. Avec son style, le frère Timothy Radcliffe en résume ainsi l’enjeu : « L’unité de l’ordre dominicain n’est pas de nature idéologique. Nous ne partageons pas les mêmes opinions politiques ou théologiques, et c’est merveilleux. Pour demeurer unis, il nous faut prier ensemble, apprendre les uns les autres, parfois douloureusement, et ne pas trop nous prendre au sérieux. » (3)


(1) Pour retrouver ces éléments de l’histoire de l’ordre à ses origines : Dominique ou la grâce de la parole, Cerf

(2) Livre des Constitutions et Ordinations des frères de l’ordre des prêcheurs (Constitution de l’ordre dominicain – en abrégé : LCO

(3) Pèlerin, n° 6900, du 26 février 2015

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800 ans de vie dominicaine – Messe du Jubilé à Toulouse (Pentecôte 2015)

IMG_0422 (1)Au printemps 1215, Dominique de Caleruega installe la petite communauté d’hommes qui s’est formée autour de lui à Toulouse.Depuis plus de dix ans, ce chanoine castillan sillonne le Languedoc, d’abord accompagné de son évêque puis seul. Il accepte les interpellations des hérétiques que l’on appelle aujourd’hui « cathares » ; il oppose des arguments à leurs raisons et manifeste son désir de prêcher l’Évangile de Jésus-Christ de manière pacifique. En 1206-1207, des femmes ont entendu son appel et se sont groupées à Prouilhe, au pied de la colline de Fanjeaux, entre Carcassonne et Castelnaudary, pour mener une vie de type monastique. Malgré la croisade des Albigeois et la guerre civile qui s’ensuit, Dominique poursuit sa route, jetant les bases d’une nouvelle famille religieuse.

Huit siècles plus tard, la famille dominicaine fait mémoire de la fondation de l’Ordre des Prêcheurs. C’est que la mission inaugurée dans le Midi de la France par Dominique et les siens a rayonné depuis dans le monde entier. Les figures marquantes comme Thomas d’Aquin, Fra Angelico et Catherine de Sienne, ou encore plus proches de nous : Barthélemy de Las CasasMarie-Joseph Lagrange et Jean-Joseph Lataste  ; mais aussi les milliers de frères et sœurs qui poursuivent humblement la mission de Dominique. (d’après : http://historia.op.org)

Plus d’un millier de frères, sœurs, laïcs dominicains et fidèles étaient ainsi réunis pour le week-end de la Pentecôte à Toulouse et à Prouilhe. En voici quelques photos.

Retrouvez tout le programme des 800 ans sur le site officiel du huitième centenaire : http://historia.op.org

Photos : Tabella et Dominicains de Toulouse

Publié dans Vie dominicaine