Prédicateur sur Internet

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Le frère Grégoire est l’un des prédicateurs de l’édition 2014 de la retraite de  » Carême dans la Ville« . Il nous partage le temps de préparation de cette édition vécu chez nos sœurs de Langeac.

 

Les prédicateurs de la saison 2014 du « carême dans la ville » se sont retrouvés au début du mois de janvier, au monastère des dominicaines de Langeac pour travailler, lire, écouter et corriger ensemble les textes proposés à la méditation des retraitants. Une première, sans doute, pour un frère étudiant, et à bien des égards. Une chose de méditer à soi et pour soi seul l’Écriture, une autre de proposer le fruit de sa prière et de son étude. Une retraite d’un nouveau genre : il ne s’agit plus seulement d’écouter et de recevoir, il faut aussi parler, donner son avis et entendre celui des autres pour que la parole de Dieu soit fidèlement servie et annoncée.

Au principe : la prière, secrète et silencieuse, mais aussi commune, allègre et simple, dans la liturgie. Au principe : le Seigneur, reçu dans l’Écriture et dans les sacrements. Au principe, donc, la contemplation. Une devise de l’ordre dit « contemplari et aliis tradere contemplata » : « contempler et donner aux autres ce qui a été contemplé ». J’ajouterai « ensemble » : contempler ensemble, donner ensemble, c’est le fondement de l’Ordre des Prêcheurs.

Chaque demi-journée de la retraite est consacrée à une semaine de prédication. On écoute ce qui a déjà été rédigé et le prédicateur expliquer son propos. Viennent les remarques, demandes de précision et questions qui soulignent les ambiguïtés et dévoilent les erreurs ; on émonde, on corrige et on amende. Cela est-il plus clair ainsi, cela est-il plus juste ? Assurément, la bienveillance n’empêche pas la critique ! On se rend compte, alors, qu’il peut y avoir loin de ce que l’on a voulu dire à ce que l’on a dit, de ce que l’on a dit à ce qui en a été compris. Car ce n’est pas le tout d’avoir la plume facile et les mots aisés. Et on comprend, surtout, qu’il y a loin, aussi, de ce que l’on a compris à ce qui nous est véritablement adressé par l’Évangile. Alors ? finir par le commencement : contemplari.

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