Interview du frère Jean-Michel Maldamé OP

Le frère Jean-Michel Maldamé, du couvent st Thomas d’Aquin à Toulouse (de la province de Toulouse), donne aux frères étudiants de Lille un enseignement sur la création et les problématiques sciences et foi. Nous l’avons interviewé :

Peux-tu nous dire pourquoi tu es entré dans l’Ordre des Prêcheurs ?

Dans un monde où la parole est dévaluée, voire falsifiée, j’ai éprouvé qu’en humanité, il faut que les choses soient dites clairement. C’est le rôle des prédicateurs de dire clairement les choses vitales pour l’Église et la société. Il m’a semblé que les Dominicains avaient une formation telle qu’ils pouvaient répondre clairement aux questions et faire face aux situations compliquées et confuses de la vie. Il y a chez les Dominicains un goût de la vérité, le sens de ce qu’une parole vraie peut apporter à une vie meilleure – à la connaissance de l’Évangile.

Quel est ton apostolat ?

Quand j’ai fini mes études de base, le campus scientifique de Rangueil venait de se construire autour du couvent. Le chapitre provincial m’a demandé de me consacrer à l’évangélisation du « monde scientifique » ce qui impliquait à mes yeux de mener une réflexion sur les rapports entre science et foi. J’ai animé des groupes d’étudiants, d’universitaires et de chercheurs en sciences et je continue à le faire dans la limite de mes forces. Ainsi mon travail théologique est un dialogue avec le « monde scientifique », attentif à leurs questions. Par exemple, en cosmologie, d’où vient le monde, où va-t-il ? En biologie, qu’est-ce que la vie ? Quelle est la place de l’homme parmi les vivants ?

Et ce travail a été reconnu par l’Ordre qui t’a décerné le titre de « Maître en sacrée théologie » et par l’Église puisque tu es membre de l’Académie pontificale des Sciences. Quels travaux t’ont permis de te faire connaître ?

J’ai publié une douzaine de livres : d’abord dans le prolongement de ma thèse sur les rapports entre la cosmologie et la christologie, puis des ouvrages sur les questions posées par l’évolution, ou encore sur les questions anthropologiques, sur le mal, le péché originel ou encore de théologie fondamentale sur les relations entre science et religion mais aussi des ouvrages plus classiques en théologie (sur l’Esprit Saint en premier lieu).

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